Les premières conséquences sociales du réchauffement climatique

21 Octobre 2009 , Rédigé par Napoléon Publié dans #Sociologie

C'est une vérité admise par les sociologues eux-mêmes, la sociologie ne saurait expliquer la totalité du réel. Explosion de la dette publique française, succession de faillites bancaires aux Etats-Unis, expansion fulgurante de l'Internet... autant de phénomènes où l'analyse sociologique semblerait à première vue inféconde. Dans un autre domaine, des scientifiques affirment que la terre est en danger car sa température ne cesse d'augmenter. Comment la sociologie analyse-t-elle ce réchauffement climatique ? En quoi fait-elle avancer les choses sur ce sujet... brûlant ?

Précisons tout d'abord, sans être un spécialiste du domaine, qu'un débat a lieu dans la communauté scientifique. Le réchauffement climatique constaté est-il une tendance conjoncturelle (correspondant à un état normal de la terre, à un cycle aujourd'hui à la hausse) ou structurelle (relevant de l'action des hommes depuis le XIXe siècle) ? En exagérant un peu, on pourrait comparer le réchauffement climatique à l'arrivée possible d'une guerre ou d'une pandémie. Cet évènement est dangereux, long, encore incertain et concerne tout le monde.

A très gros traits, une analyse sociologique dirait la chose suivante. Dans le monde économique, les classes élevées ont la plus grande marge d'action pour faire diminuer cet éventuel risque climatique. Il est constaté qu'elles intègrent cette préoccupation climatique dans leurs activités quotidiennes. Il s'agit principalement de contrecarrer les critiques venant d'en bas, sans être un intégriste de la chose, et aussi de légitimer sa position à travers une action reconnue. L'essentiel cependant est que les affaires continuent et d'en garder la maîtrise. On trouve en fait les plus investis dans la cause climatique au sein des classes moyennes. Cette fraction est instruite mais est encore assez peu insérée professionnellement et économiquement (plutôt jeune donc). Elle voit dans cet engagement un moyen de dépasser ses aînés trop bien installés à son goût. Enfin les classes populaires sont peu engagées dans l'écologie climatique, « une affaire de riches » selon elle, à laquelle elle croit peu.

Dans le domaine de la consommation, on constate aussi un morcellement des pratiques avec, chez les classes élevées, l'apparition d'une consommation verte qui, par son prix élevé et son information nécessaire, lui permet tout naturellement de marquer une différence avec la consommation standardisée, « calorifique » et un peu « irresponsable » des classes populaires.

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toujours des mots 13/11/2009


Le dernier paragraphe est un très bonne analyse à laquelle il manque un point important: l'étanchéité entre les 3 groupes décrits qui peut être une force pour chacun de ces groupes pris
isolément,
Nicole


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